Nos amis les anglais (Volume II)

Les voyages forment les postérieurs...
(...ou l'art de passer 12 heures sur 48 dans les trans-porcs).
(Votre serviteur en photo après 6 pintes de Spitfire, dans le parc de Peak District, Yorkshire).
La station assise a ceci d'étrange chez l'homme qu'elle glorifie son postérieur des différents reliefs sur lesquels celui-ci daigne s'asseoir mollement.
Ainsi, après avoir bu 12 fois mon volume en bières locales et avalé 4 fois mon poids en panse de brebis farcie à la menthe, j'ai décidé de rester un peu plus en contact avec le Royaume-Uni, via mon humble séant.
Aussi, n'ai-je pas boudé mon plaisir en voyant mon avion décoller dans un tonnerre de décibels et d'acier alors que je courais au ralenti à travers les Austin Mini conduite à gauche du parking de l'arrêt au porcs. (Faut dire j'avais passé les deux dernières heures dans les embouteillages à incruster les coutures des sièges de la Saab 9000S 1985 de mon pote GDi, dans la peau tendre de mon postérieur).
Et bien sachez que ces sièges là sont bien plus traîtres que les banquettes plastiques d'une salle d'embarquement. Oui, on s'y sent moins chez soi et on a moins tendance à s'y assoupir. (S'il donne toujours un mode d'emploi, le suédois n'en est pas moins fourbe).
Alors depuis ce siège orange thermo-moulé (le lendemain, hein) qui fait coller votre pantalon à vos sous-vêtements et vos sous-vêtement à votre épiderme : vous apercevez la bête. (Oui, l'avion)
Héhé. Les salauds.
Ils la foutent sous votre nez cette espèce de vieille carcasse repeinte en bleu pour qu'on voit pas les traces de rouille. Ce suppositoire volant où les consignes de sécurité sont mal écrites en coréen. Cette invention contre-nature qui réunit 297 résidus de sueurs froides différentes dans un seul appuie-tête. Ce fer à repasser le film de votre courte vie à 15000 mètres d'altitude où l'on tente de vous hypnotiser avec des danses où l'on écarte les bras devant, au mileu et derrière et où on fait semblant de jouer du pipeau dans le tube d'un gilet orange très moche.
Bref. Pure coïncidence, vous vous levez juste au moment où l'un des mécanos marche bêtement sur un câble et s'étale de tout son long sur le tarmac. Le grand "Slooootch" qui désolidarise votre slop de vos fesses est alors super synchro avec l'aterrissage du pif de l'employé en blouse sur le béton. Drôle.
L'heure n'est pourtant pas aux réjouissances puisqu'il faut comme tous les cochons présenter son passe-porc. Puis s'écraser le plus possible sur son siège jusqu'à avoir le mot "gnieoB" gravé sur l'arrière-train.
(Oui, "Boeing" à l'envers).
A l'arrivée : RER, métro, dodo puis re-métro puis "Voyageur malade à La Muette, ligne 9 bloquée jusqu'à Pont de Sèvres".
Mmmmmm....
Ok, je râle beaucoup. N'empêche que moi, je repars le week-end prochain.
Et ça par contre, ça fait mal au cul,hein ?
(Je suis immonde, c'est un job comme un autre)

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